J'ai trouvé le contact de Chinnaworn sur le Woof, réseau mondial de fermes bio accueillant les bagpackers, offrant gîte et couvert en échange de leur aide sur l'exploitation. Le seul que j'ai réussit à contacter sur les 15 adresses en Thailande. Pas de questions à se poser, on y va Tonio.
Le chauffeur semble connaître Chinnaworn, il me dépose après 2 ou3 heures de routes en lacets devant un temple dans un petit village. Ce temple, dont je n'ai pas de photos, est magnifique, il y a juste en face de lui, un arbre giga-gigantesque, qui me scotch.pas de photos non-plus.
Je sais que "china" est un moine, et donc je suppose qu'il vit au temple, où il n'y a persone. Je passe les détails, mais ce n'est pas là qu'il vit, même si je l'y ai attendu deux heures, mais au bout d'un chemin, il y à un pont en bambou, qui emmène sur des rizières dans une petite vallée cachée par les murs de verdure, depuis ces rizières, un chemin serpente vers le flanc de la montagne où Chinnaworn se trouve, paisible, dominant son domaine.
Je ferai court, et il y a des photos, et faut en garder pour le retour.
L'important, c'est de savoir que ce moine ne vis plus au monastère car il pense devoir aider et accueillir de manière active ( active boudhism) come il nous explique. Il a donc bati Second Home, la deuxième maison de tous ceux qui veulent. Bon, il s'agit finalement que d'étrangers, mais je crois que c'est plutot ça qu'il veut. Après une semaine, je crois comprendre que Chinaworn veut s'échapper des temples et être au contact des étrangers, et du monde. Il a fait installer internet par satelite, il y est tous les jours.
J'y aprendrai à faire des murs en torchis de riz sur structure bambous, un projet que moi et Jess (une amie galloise) conduisons du début à la fin, qui sonnera l'heure du départ pour moi. J'y méditerai tous les soirs sous les moustiquaires, avec les autres à 20h30...Chinnaworn amène ça avec simplicité et naturel, ça passe plutot bien et puis ça va avec la quiétude du lieu et de notre vie ici.
Le jardin est immense, les fruitiers abondent, et le riz ne manque pas. En plus, Chinnaworn connait bien les végétaux sauvages, qui font partie intégrante de notre manger. Le matin, le midi et le soir, on anticipe d'une heure et demie le moment du repas pour commencer ensemble une chasse aux légumes, feuilles, racines et fruits, les laver et les préparer sous les ordres du chef. Je suis peu calé d'avance dans le domaine, mais en plus là, les noms sont soit anglais soit thaïs: une semaine ne sera pas suffisante pour que je reconnaisse tout ce que je cueille, prépare et mange. Les plats sont si élaborés, que même les recettes m'échapperont. Surtout qu'il y a au moins 4 ou 5 plats à chaque repas et que jamais personne ne réalise tout du début à la fin sur une recette.
D'assez basique, et encore, on peut noter la salade de papaye verte crue, dééélicieusement épicée, que je retrouverai au Laos, un espèce de curry de patate douce cuit vapeur dans des feuilles de bananier, des chips de patates douces, des beignets vapeurs de bananes et farine de riz et...du sticky rice (s'en réferer au futur paragraphe Sticky rice).
Chinnaworn se lance dans la permaculture, avec les infos du net et des passants (comme moi) qui s'y connaissent (pas comme moi). Il plante donc en cercle quatre bananiers et d'autres plantes que je n'ai pas reconnues et dont le nom thaï ne m'évoquait pas grand chose, puis met un arroseur au milieu. Mais c'est les débuts et il est preneur de toutes techniques utiles. L'eau est tirée avec une pompe (Chinnaworn a conduit l'élec jusque là) puis stockée dans des cuves en béton disposées en haut du domaine, l'eau arrive aux robinets par gravité, et finalement c'est pas grave du tout ( très drôle). Chinnaworn me dit que y'a pas de soucis, on peut boire l'eau du puit, ce que je fais et ça passe bien. Le dernier jour, y'avait quand même un genre de ver minuscule et blanc qui s'agitait dans le fond de mon verre. Mais pas de souci.
Gros avantage là-bas, le climat permet de faire pousser presque n'importe quoi, à n'imporet quel moment de l'année. Ca fait bizarre. C'est aussi étrange pour moi, de ramener un régime de banane au petit dêj, ramassé sur mon chemin (ma "hutte" est de l'autre coté du domaine.), puis de cracher quatre pépins noirs et luisant de la taille d'un noyau de cerise provenant d'une de cette banane. Ne croyez pas que je sois tombé sur les 4 fèves du régime, c'est come ça dans chaque banane. Cette variété est la plus délicieuse quer je n'ai jamais mangé, et je ne l'ai pas retrouvé après.
Bon, à part ça, Chinnaworn aimait nous prendre un par un au badminton, entre deux bananiers, en secouant sa tête de coté comme les sportifs qui s'échauffent quand il faisait un smatch, et en sautillant quand il s'en prenait un. Personne n'a réussit à le latter.
Ce fut une bonne expérience pour moi, et de bonnes rencontres, mais mon voyage débute et je ressens vite le besoin de bouger. Je suis en forme, une semaine sans fumer, sans boire, sans manger de viande, à dormir à l'air frais, méditer le soir et rire la journée (Jess, Peter et chris ne sont pas des tristes).
Je descend passer 3-4 jours à Chiang mai avant de faire cap vers le Laos.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire